[ Miss Acacia ]

__ Imaginez. Imaginez que lorsque vous vous endormez vous entreteniez un lien étroit avec des milliards de personnes. Ce que l'on se souvient de nos rêves, ce sont des couleurs, des visages, des formes, des goûts ou des sensations. J'imagine que ces visages que je vois, que je ne connais pas ne sont pas le fruit de mon imagination. Il y a beaucoup de théories sur les rêves, beaucoup d'interprétations, alors autant s'y mettre. Je n'arrive pas à bien écrire ce que je pense, mais je vais essayer de mieux faire.





__ Tes paupières se baissent comme des ombrelles noires. Tes pensées s'envolent &ton esprit commence à s'égarer. Ta tête est lourde. Ton corps prend le dessus, tes muscles ne répondent plus. Tu glisses doucement vers ce stade, entre l'éveil et l'inconscient. La lassitude mêlée à la fatigue t'empêche de t'endormir. Pourtant, tu n'es plus maître de tes pensées.

__ Tu n'es pas seule. Au même instant, ils sombrent dans l'inconscient. &tout bascule.

__ Des visages, vides, sans regards. Des visages aux contours dilués, aquarellés. Des visages inconnus. D'autres. Plus complets. Leurs regards embués. Tu reconnais ces visages, leurs visages. Un autre, le tien. Ils disparaissent alors que d'autres apparaissent. Face à toi, ce regard. Doux, chaleureux, expressif, dur, tourmenté, troublé. Tu essaies de le contempler, de saisir son sens mais il s'échappe. Impuissante, tu le vois s'estomper, disparaître.

__ Ce visage vient de sombrer dans le sommeil. Un sommeil dur a trouvé, qui ne durera pas. Ton visage n'est même plus une esquisse, plus qu'une ombre. Le sommeil finit par te prendre, enfin. Tu disparais parmi ces visages &le va-et-vient continu, sans cesse.






C'est vers quatre heures du matin, le vingt - sept juin que m'est venue l'idée. Comme une connexion tacite, immatérielle, fragile. Une illumination ( nocturne ? ).___ Je ne pense pas être comprise, ce texte n'est pas travaillé...

# Posté le mercredi 20 août 2008 06:04

Modifié le lundi 25 août 2008 06:09

« __ Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,_ Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,_ Vaincu, pleure, et l' Angoisse atroce, despotique,_ Sur mon crane incliné plante son drapeau noir. »LXXVII. - Spleen _ Baudelaire

___La vie est injuste, et je ne comprends pas pourquoi toutes ces injustices me percutent de plein fouet.
___Je ne comprends pas pourquoi je suis aussi sensible aux injustices qui m'entourent.
___Pourquoi je peux passer du rire aux larmes, de l'amour à la haine, du bonheur au malheur.
___Je ne comprends pas pourquoi je suis constamment à fleur de peau, pourquoi je me brûle les ailes à ___tant de sensibilité.

___J'en ai marre d'écrire mes pensée en cours, de coucher sur le papier mes maux.
___Cette fois-ci je serai directe, sans histoire absurde et incompréhensible. J'assume totalement ce que ___je dis.
___J'ai ai marre de voir tout ces débordements de joie et de bonheur, de voir les gens me cracher leur ___amour à la gueule, de dire en hypocrite que tout va bien, d'être hypocrite même quand je souris.
___J'en ai marre des gens pour qui je suis là et qui ne le sont pas pour moi.
___Marre de cette putain de vie, de cette envie de n'être qu'une ombre qui vivrait parmi vous, sans se ___soucier de rien.
___Marre de tout, d'espérer, de croire en moi...

___Marre de tout, sauf de sourire grâce à tous ceux qui me soutiennent, qui ne posent pas de questions. ___Ceux qui sont là...





J'en ai bouffé du Baudelaire, lors du Spleen et de l'Idéal;
J'en ai bouffé du Baudelaire... et maintenant je le vomis.




Je suis revenue, mais très vite repartie.
Autre retour, un article en préparation.
Je ne garantie pas qu'il arrive rapidement,
avant j'ai besoin de lire.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 15:10

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 07:19

« L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûr d'eux et les gens sensés pleins de doutes. » - Russell

« L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûr d'eux et les gens sensés pleins de doutes. » - Russell
____Il était une fois, l'histoire d'un jeune garçon extraordinairement inconscient. Il vivait dans un __endroit où le Père Noël ne passerait pas cette année. Malheureusement, le jeune garçon n'avait pas __été très sage &gentil cette année. Alors, au mois de décembre, il aurait comme merveilleux __cadeaux un morceau de charbon dans ses petits souliers &un des coups de martinet dans le dos. __Mais, comment un jeune garçon, qui se prénomme Baptiste, peut-il attirer la grâce malsaine du Père __Fouettard ? &Bien, revenons en arrière, le jour où Baptise ouvrit sa petite boîte aux lettres. Il y __découvrit une belle enveloppe à l'allure officielle. D'un grand geste violent, Baptiste tenta d'ouvrir __la feuille pliée en trois. Après plusieurs essais infructueux, il se calma &compris que la patience __était mère de toutes vertus. Ecrit en lettres rondes et parfaitement enchaînées, la préfecture de __la grande ville située non loin de son petit village lui annonçait qu'il était l'heureux détenteur du __prestigieux &noble permis de conduire. Petit Baptiste appela tout heureux ses amis, car oui il avait __encore quelques amis. Il prend sa voiture tant aimée, et rejoint en début de soirée ses quelques __amis dans une boîte branchée de la grande ville. Lumière, rire, sourires, ondulation des corps, __euphorie, insouciance, boissons alcoolisées, mouvements saccadés sur la piste, boissons alcoolisées, __de l'herbe verte &séchée roulée dans un morceau de papier, mélanges alcoolisés ... La soirée __finissait de battre son plein &notre petit Baptiste était complètement plein. Dans le feu de __l'action, il prend sa voiture pour rentrer dans son petit village, sans se soucier de sa démarche __titubante &de sa difficulté à trouver le trou de la serrure de sa voiture. Le paysage défilé à toute __allure, il ne distinguait nul autre que son volant. Soudain, un homme sur le bas côté de la voie lui fit __signe de s'arrêter. Cet homme, était vêtu d'un magnifique uniforme bleu, et sur sa tête était posé __fièrement un couvre-chef du même bleu. L'agent de la marée-chaussée lui demanda avec __énormément de patience de souffler dans le ballon. Baptise, sans se douter de ce qui pourrait lui __arriver, s'exécuta maladroitement &manqua de souffler dans l'agent ! L'homme en bleu le fit __descendre gentiment, sans le brusquer de peur de se faire salir son bel uniforme d'une substance __régurgitante, et le fit assoir à l'arrière d'une autre voiture. Baptiste passa le reste de sa __merveilleuse soirée à dégriser dans une cellule froide &sinistre. Le temps passa, Baptiste restait __cloitré dans sa petite maison quand un jour il croisa sur la toile une de ses amies. Il lui raconta __plein de fougue &de fierté sa palpitante aventure d'un soir. Cette amie en perdit tous ses moyens. __Elle ne comprenait pas qui était ce garçon qu'elle appelait son ami. Elle ne parlait plus à Baptiste, __mais à un fou, un inconscient, un garçon insensé &hautement suicidaire. &Baptiste insistait pour la rassurer, il lui disait qu'il conduisait depuis longtemps sans le permis et qu'il savait ce que voulais dire conduire. Il lui disait fièrement que même complètement ivre, il pouvait rouler, mais moins vite qu'en temps normal. Soudain, son amie partie de la toile &il n'eu plus jamais de ses nouvelles.

__Peut-être qu'un jour, dans le grand pays qui est le votre, vous entendrez au journal de 20heures qu'un grave accident a couté la mort de trois personnes innocentes, fauchées par un jeune conducteur ivre mort &sans permis. Ce dernier s'en sortira indemne, avec juste sur la conscience la mort de trois personnes. Non, ce garçon se prénommant Baptise n'aurait sur le peu de conscience qu'il a, que la perte de sa belle voiture.




Erase &rewind
(si tout pouvait s'effacer et se rembobiner)

# Posté le vendredi 18 avril 2008 06:51

Modifié le lundi 23 juin 2008 08:06

«Il y a des jours sans &des jours avec». Qu'est ce que ces dix foutus mots peuvent sonner creux. Bien sur que dans la vie il y a des hauts &des bas. Bien sur que rien n'est facile. Bien sur que tout ce qu'on a n'est pas forcement mérité. Bien sur qu'il y a des injustices. &surtout... bien sur qu'il n'y a pas qu'une jeune fille qui le soir, dans son lit, sent venir les larmes à ses yeux.

J'ai peur de demain, j'ai peur d'après demain. J'ai peur de me projeter après cet été.

J'ai envie de partir, de m'éloigner pour ne plus voir ce qui m'a tend fait souffrir. Je veux me réveiller chaque matin sans voir ce que je vois d'habitude par ma fenêtre. Je veux sortir de se trou où je m'enterre, où je me noie. Mais je sais que ça va pas être facile.

Plus de rendez-vous le matin au Cdm,
Plus de «Ison on mange ensemble ce midi?»,
Plus d' «On arrive M'dame, pause toilettes!» quand on arrive en latin,
Plus de «Didine, on mange ensemble jeudi?»,
&de «Oui Bubu, oui...»,
Plus de vendredi après-midi pour me faire sourire,
...

Il n'y aura plus toutes ces choses qui me font aller bien, qui me rendent heureuse &qui me rappellent à quel point je tiens à mes amis. Mais ce n'est pas pour autant que je les oublie mes amies. Ce ne sont peut être que des mots en l'air, mais évidement qu'on essaiera de garder contact, de se retrouver.

«On part pour mieux revenir». Qu'est ces cinq mots sont plats, vides. Mais ils sont vrais. La distance ma généralement bien réussie, mais je ne vais pas développer. Ce que je retiens de toutes ses années ici, c'est que déjà en troisième nos chemins se sont soit séparés, soit prolongés. Que l'amitié c'est un sacré «va &vient», mais que rien ne se perd.

Ecrire me libère, m'apaise. J'espère que ce texte est partagé, &que vous garderez toujours quelques souvenirs de vos années lycées.



Pix: &encore il en manque...
<3


# Posté le samedi 05 avril 2008 12:54

Modifié le lundi 23 juin 2008 08:07

xD«Avez-vous jamais rencontré quelqu'un qui se soit demandé pourquoi les aiguilles d'une horloge tournent dans un sens, et non dans le sens contraire ?» - Veronika décide de mourir - Paulo Coelho

xD«Avez-vous jamais rencontré quelqu'un qui se soit demandé pourquoi les aiguilles d'une horloge tournent dans un sens, et non dans le sens contraire ?» - Veronika décide de mourir - Paulo Coelho
Je me souviens de cet été. Je me souviens du soleil. Je me souviens de la chaleur. Je me souviens du grand champ, des marabouts et des tentes. Je me souviens du port. Je me souviens des paons. Je me souviens de la petite mare. Je me souviens de notre tente. Je me souviens du hamac. Je me souviens des massages. Je me souviens des rass de 150 personnes dans un même champ. Je me souviens que vous étiez en blanc. Je me souviens qu'on avait l'air con. Je me souviens qu'on était bien, tous ensemble. Je me souviens de la première Nav. Je me souviens d'Andromède, Polaris, Arcturus, Sirius, Eridan, Altaïr, Antares, Betelgeuse, Pollux, Croix du Sud, Aldebaran, Orion, Cassiopée, Capricorne... Je me souviens de la Gironde. Je me souviens de la pétole, pas de bol!

Je me souviens du jour où vous êtes venus pour la soirée. Je me souviens, je me douchais quand vous êtes arrivé, et la bâche a faillit se soulever... Je me souviens de la tartiflette. Je me souviens de ma salopette, que balle de tennis a faillit m'enlever. Je me souviens de toi. Je me souviens, à droite Nirina, à gauche toi, en face Léa, autour de nous 50 personnes comme nous. Je me souviens de Léa qui retrouvait pas sa tartiflette. Je me souviens de nos sourires complices. Je me souviens de la nuit. Je me souviens du jeu. Je me souviens que toi et moi on avait pas envie de le faire ce jeu. Je me souviens du chant. Je me souviens, j'étais allongée près de toi, à regarder les étoiles. Je me souviens que je devais être avec mon équipe, et pas la tienne. Je me souviens de ton sourire, au moment de partir.

Je me souviens de la fiesta finale. Je me souviens que je te cherchais désespérément dans cet immense champ. Je me souviens qu'une fois trouvée, je t'ai plus quitté. Je me souviens qu'on devait encore être en équipe pour chanter je sais plus quoi. Je me souviens que l'UMBx m'a adopté pour que je chante avec vous. Je me souviens de nos sourires, de nos conneries. Je me souviens de l'orage qui a éclaté. Je me souviens de la couleur du ciel. Je me souviens qu'on était trois ou quatre à être allongés dans l'herbe. Je me souviens du tonnerre. Je me souviens de la première goutte de pluie. Je me souviens qu'il fallait aller se coucher, prématurément a cause de ce foutu orage. Je me souviens qu'on voulait pas se quitter, toi et moi.

Je me souviens du lendemain matin. Je me souviens avoir prétexté que j'avais oublié ma polaire dans l'un des 5 camps. Je me souviens qu'il était 8h du mat'. Je me souviens que je suis allée juste chez vous. Je me souviens que j'ai pédalé comme une dératée pour parcourir les 2km! Je me souviens du port, baigné par la chaleur matinale. Du petit pont en bois et bambous. De la brise lorsque je l'ai traversé. Du vent dans les arbres. De Miguel m'accueillant à bras ouverts. Je me souviens qu'il m'a proposé une tartine de nutela parce que j'avais même pas déjeuné tellement je voulais te voir. Je me souviens avoir refusé, par compatis pour ceux de mon camp vu qu'on en était privé... Je me souviens que t'étais là, a manger. Je me souviens que tu m'as sauté dans les bras. Je voulais plus partir, je retenais mes larmes, j'avais besoin de passer encore du temps avec toi. Parce que ça faisait que 3 jours qu'on s'était trouvée, qu'on était devenue amie. Les trois derniers jours, sur 21 de camp... Je me souviens être repartie, pensant ne plus te revoir. Je me souviens de l'après midi, a 15h je suis partie du camp, en vélo, et je suis revenue te voir, avec une classe au citron. Je me souviens que t'étais verte, mais que tu souriais. Je me souviens que ta mère est arrivée. Tu l'as supplié de m'emmener. Et là, je me souviens qu'elle a dis que je pourrais passer quelques jours chez toi, mais fin août. Je me souviens, comme si c'était hier que tu es partie. J'avais les larmes aux yeux, une nouvelle amie, une soeur.


Je me souviens d'autre chose. De ma Promesse. De Camille. Ma marraine. On s'était promis de toujours s'appeler quoiqu'il arrive. De jamais se laisser sans nouvelle. Je ne comprends pas ce qui se passe. Mais bon, il me reste assez de souvenir pour sourire à la pensée de ce camp.

En lisant un livre, les noms de ces étoiles m'ont replongé dans mes souvenirs... Sirius, Betelgeuse, Androméde... Ma vie est faite de petits hasards, et je les aimes!


&là, j'apprends que je ne pourrai te voir cet été...

# Posté le samedi 22 mars 2008 08:43

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 11:32